vendredi 20 février 2015

avocat

en france, ces dernières années, et même au luxembourg, j'ai essayé bien des fois de faire pousser des avocats à partir du noyau comme avant, comme à montréal, par exemple où j'avais réussi à avoir un vrai beau petit arbre. 
et puis, depuis, plus rien. la faute à monsanto peut-être qui empêche la reproduction d'après les graines en stérilisant les individus. enfin j'en sais rien. 
toujours est-il que j'ai réessayé ici et ça a marché.
la preuve.










je vais maintenant le mettre en pot et au salon. vous vous direz "mais pourquoi diable fait-elle pousser un avocatier dans son salon alors qu'elle en a deux énormes dans le jardin". je vous l'ai dit, j'aime bien observer la vie des végétaux.

pour info j'en ai mis un autre à germer, et la tige que vous voyez à gauche est un bout de scindapsus aureus que j'espère replanter.

jeudi 19 février 2015

sur la route de bugarama

à mi-chemin entre bujumbura et le rwanda se tient bugarama. pas grand chose à voir là-bas mais la route est belle et souvent cocasse.


ça monte dur et les vélos s'accrochent aux bus. je subodore que ceux-ci doivent accepter moyennant paiement. le jeune qu'on a suivi avait l'air très à l'aise. il avait un casque sur les oreilles et battait la mesure de ses pieds.

on traverse plusieurs bourgades, que je n'oserais qualifier de riantes. elles sont en tous cas très animées, ce qui est stressant pour le conducteur

certains enfants sont curieux et se laissent volontiers photographier.

heureusement pour les vendeurs de bananes, le circuit de la vente va des hauteurs vers la plaine

fait soif. on trouve partout de la bière et du coca. 
heureusement ou malheureusement...

mercredi 18 février 2015

éloge de la futilité


on ne peut pas être sérieuse, professionnelle et studieuse tout le temps. un peu de futilité c'est pas mal non plus. je suis équipée et je le revendique.

mardi 17 février 2015

thé ou café

le pays aux mille collines c'est le rwanda, mais le burundi n'est pas en reste. bujumbura est à 700 mètres mais dès qu'on s'éloigne vers l'intérieur des terres, ça monte, il fait frais, et ça sent l'eucalyptus.

 
une cascade

des bananiers 

des eucalyptus


les colonisateurs, l'allemagne d'abord, la belgique ensuite, en ont profité pour faire pousser du thé et du café sur les hauteurs.







aujourd'hui le burundi exporte le café, le thé et le coton. je vous en reparlerai.

lundi 16 février 2015

foufou

ou bounga, c'est le nom de la pâte faite à partir de la farine de manioc que mangent beaucoup d'africains en afrique de l'ouest ou en afrique centrale.

le manioc est une racine originaire d'amérique du sud. c'est le tubercule le plus cultivé dans le monde après la pomme-de-terre et le nigeria, la thaïlande, le brésil, l'indonésie et le congo en sont les grands producteurs mondiaux.


on en tire une farine plus ou moins granuleuse qui sert dans la préparation du tapioca, le foufou, ou l'attiéké en côte d'ivoire. on en fait aussi des galettes au cameroun. 

un demi-milliard de personnes s'en nourrissent dans le monde. 
il ne contient pas du tout de gluten et bien que ça soit très compact, c'est très digeste.

les brésiliens, eux, en font de l'alcool à boire, la tiquira, et les chinois en font du carburant.

 
dès qu'on sort de bujumbura on trouve au bord des routes des gens qui vendent des paquets emballés dans des feuilles de bananier. nous en avons acheté un aujourd'hui.
ça donne ça.





   
nous l'avons donné à notre gardien. qui était très content. le quotidien ici, c'est plutôt des haricots. ça c'est un plat de fête.

jeudi 5 février 2015

obsèques burundaises

aujourd'hui j'ai passé une grande partie de la journée aux obsèques d'un collègue.

c'était la première fois que j'assistais à des obsèques burundaises. c'est impressionnant.
tout d'abord la cathédrale regina mundi était pleine. il y avait 3 défunts en même temps, donc trois familles et leurs invités. 4 célébrants et une chorale.

 

les femmes étaient pour la plupart en tenue traditionnelle (je vous en reparlerai), d'autres en pagne ou vêtues à l'occidentale ou encore à l'occidentale mais avec du wax ou bazin (tissus africains respectivement congolais ou d'afrique de l'ouest). les hommes en costume ou pas. l'ensemble étant plutôt multicolore. des jeunes, des vieux, des enfants, sur le bras ou dans le dos, des fleurs, des bougies.

messe d'une bonne heure, en kirundi, ponctuée de chants (j'ai reconnu "plus près de toi mon dieu") et de "notre père" dont seuls les "amen" étaient reconnaissables. puis on s'est tous serré la main en se disant "la paix du christ". 

bref une grande ferveur !

ensuite direction le cimetière, à 20 km de la ville. un monde fou, des tentes, des parapluies sur la tête de ceux qui étaient au soleil. des discours, des prières et des chants autour de la tombe carrelée en train d'être scellée. ici on ne met pas les cercueils en terre, on les met dans des tombes bétonnées dont l'intérieur est recouvert de tissu. puis on jette dessus des fleurs de bougainvillées et on referme avec du ciment.


ensuite on se retrouve tous dans une salle de réception assis sur des chaises en plastique et on nous propose une boisson (eau, coca ou fanta), encore quelques discours et prières devant la famille qui est installée dans des canapés sur une estrade, puis des enveloppes sont distribuées pour les dons, rassemblés dans le même panier que celui qui contenait les bougainvillées, le tout avec une sono disco. puis la boisson terminée chacun s'en va.

sans m'en rendre vraiment compte, j'y ai passé 6 heures. pour nous ça paraît incroyable mais ici, ces cérémonies là : mariages, enterrements, dots etc.. constituent l'essentiel de la vie sociale des gens. ils n'ont pas le choix et ils ne se posent pas la question. l'absence à une telle cérémonie est inconcevable et excluerait le rebelle de sa communauté.

(photos d'internet)

mercredi 4 février 2015

marsala 18-1438


si l'aventure pantone vous intéresse je vous en avais parlé
 
cette année la couleur pantone est marsala.

ça ne vous parle pas ? et bien il va falloir vous y mettre 
parce que

votre mur sera marsala

votre vernis à ongle sera marsala

et même votre tablier de cuisine sera marsala

vous n'aimez pas marsala ? et bien vous n'avez plus que 333 jours à attendre pour que ça change !

mardi 3 février 2015

canna indica

je vous ai déjà associé à la naissance d'un dahlia, d'une fleur de magnolia ou encore à celle d'une pivoine. vous savez donc que j'aime bien assister aux cycles de la vie végétale.

aujourd'hui je vous invite à assister au cycle de vie de la fleur de canna indica. c'est une variété de canna, appelée conflore à la réunion, canna des indes ou encore balisier rouge. il y en a plein le jardin. et c'est une fleur bizarre.

ça c'est quand elle est en pleine floraison, 
à l'apogée de sa beauté

puis les tiges qui supportaient les fleurs enflent jusqu'à former des poches vertes pleines de petits pointes

ensuite les dernières fleurs tombent, 
il ne reste plus que les poches

 celles-ci rougissent

et sèchent. elles éclatent ensuite et laissent apparaître des graines rondes et noires, qui tombent et ensemencent le sol. on fait des colliers de ces graines ou on les retrouve dans certains instruments de musique traditionnels.

cherchez l'intrus

bon, je vais de ce pas récolter des graines pour essayer de les faire pousser, pour voir ce que ça donne. je vous tiens au courant.

lundi 2 février 2015

mook c'est koi même ?


c'est la contraction des mots magazine et book. c'est anglais évidemment et ça désigne une publication périodique qui paraît sous forme de livre. je suis une adepte et celui que je lis est français. il s'appelle "XXI". je l'ai découvert un jour par hasard à la caisse d'une librairie de privas. il venait de sortir et le premier numéro était à prix tout doux. le graphisme, les illustrations, et la présentation (paysage) m'ont donné envie de le découvrir.

il propose 4 fois par an, pour 15.50 euros, des articles de plusieurs pages, illustrés, parfois romancés et suivis d'une bibliographie pour aller plus loin. ils sont parfois signés par des écrivains reconnus et présentent l'information sous un angle différent de celui de la presse habituelle. il tire à 60 000 exemplaires, ce qui est plutôt pas mal. il présente également les auteurs et les illustrateurs.
le dernier, que j'ai là, parle "des nouveaux mondes" et effectue une plongée dans lagos, au vietnam, en amazonie.





c'est aussi ce qu'on appelle du journalisme lent. c'est à dire qu'il ne colle pas à l'actualité et qu'au contraire il revendique un certain recul.
il y en a un autre que j'aime bien. il s'appelle "feuilleton". celui-là est un peu différent. il regroupe des articles parus dans la presse anglo-saxonne mais traduits en français. là aussi les articles choisis sont des articles fouillés, illustrés et documentés. celui-là est plus confidentiel et tire à 5 000  exemplaires.



ces parutions se trouvent en librairie uniquement. essayez-les si le coeur vous en dit.

dimanche 1 février 2015

ce plumage, ce ramage...

video

c'est un pririt molitor d'après paco, expert en piafs. fréquent dans cette région de l'afrique il fait un boucan d'enfer malgré son petit gabarit. il me casse les oreilles quand il chante devant mon bureau. mais c'est pire quand il s'y met à 6 heures du matin dans les arbres alentours de la maison...