dimanche 30 juin 2013

les parapluies de cherbourg

mercredi soir les parapluies de cherbourg étaient de sortie à la cinémathèque. je ne connaissais pas du tout, mais j'étais curieuse, notamment de voir la version recolorisée. 

et bien j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film, entièrement chanté. ça fait bizarre d'entendre les acteurs se dire des choses banales en chantonnant. 

j'étais accompagnée, sinon je serais peut-être sortie au bout de 10 minutes et ç'aurait été dommage, parce qu'une fois dépassée cette impression d'artifice, c'est un film frais, catherine deneuve est absolument sublime, les couleurs sont saturées, très gaies. quant aux costumes, ils sont superbes. c'est un vrai défilé de mode, le triomphe du twin set "color block", du vichy, des rayures, du rose, du violet, du orange, du turquoise, et l'imprimé qui se confond avec le papier peint.










et en prime, le thème, que tout le monde connaît









samedi 29 juin 2013

la newsletter à quoi ça sert ?


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elle est pas belle la vie ?

vendredi 28 juin 2013

bars

les bons vieux bars à papa, pmu et autres bar-tabacs sont un peu has been et ont du souci à se faire...


 il y a eu d'abord les bars à vins, les bars à bière ou les bars à thé, un peu plus sélects et puis, la nouvelle génération de bars est arrivée. l'idée du comptoir où on vient rapidement prendre un petit noir (ou un petit blanc) sans s'asseoir, donc sans attendre, et sans rendez-vous, a été adaptée à tout un tas de trucs qui n'ont rien à voir avec l'idée initiale.

le bar à chicha a un petit côté exotique, cosmopolite, qui plaît beaucoup. 

les bars à ongles, à sourcils, à cils, extensions, à chignon attirent ces dames, executive women qui n'ont pas de temps à perdre mais veulent être soignées jusqu'au bout des... doigts, cils, cheveux etc...



le bar à chats a pour coeur de cible les stressés de tous poils (!) qui viennent caresser des chats ronronnants pour se calmer, autour d'un verre (quand même) et entre amis.


quant au bar à sourire, le terme est plus attirant et plus sexy que l'arracheur de dents dont il pique l'activité (ou presque)... 



mais il y a encore les bars à tricot et bars à couture ou les bars à sushi, à nouilles ou à huitres. 



le bar à ping-pong, ou le bar à sieste, quant à eux, sont carrément hype.


 


jeudi 27 juin 2013

université de vincennes à saint denis


l'université de vincennes à saint-denis, ou paris 8, est plutôt bétonnée. il faut dire que le campus est en pleine ville, en face du métro. certains bâtiments sont carrément dévastés (oui dévastés) d'autres sont pas mal, la bibliothèque et la maison de l'étudiant sont même superbes. mais rien à voir avec le campus de reims qui était carrément bucolique. 


créée en 1969 sur le lit des évènements de mai 68, d'abord autogérée et expérimentale, elle accueille aujourd'hui 23000 étudiants, 900 enseignants, 35 équipes de recherche, et 660 personnels administratifs et a toujours été très politisée. des messages qui font froid dans le dos sont taggés sur les murs, des affiches qu'on croirait d'une autre époque sont régulièrement collées, appelant à la révolution armée, à verser le sang des fachos ou au crevage des yeux de l'état (sic)... 

initialement dans le bois de vincennes, son déménagement à saint denis en 1980 s'est fait dans la douleur. deleuze, foucault, ont enseigné dans ce temple des arts, lettres, sciences humaines et sociales.


y circulent toutes sortes de gens dont beaucoup n'ont pas le look de l'étudiant classique... mais après tout le crédo de cette université était précisément une université plus ouverte, un nouvel accès au savoir et de nouveaux modes d'évaluation des études. c'est d'ailleurs ainsi que leptitlu peut y suivre des études à distance, selon un système qui est certes perfectible mais qui a en tous cas le mérite d'exister.


vue des archives nationales

samedi 22 juin 2013

soirée faux-cils

et pas de jeu de mots avec faux-cils. merci.

mardi soir leptitlu recevait de la meuf.
7 filles + moi à la maison pour fêter l'anniv de daisy et le mien. mais ce n'était qu'un prétexte fallacieux : je voulais en fait essayer des faux-cils et en faire essayer à mes copines. 
pourquoi ?
- parce qu'on le vaut bien.
- parce que y a pas que eva longoria qui a le droit.
- parce qu'on est plus belles avec que sans
- parce que pour battre de la paupière c'est vachement plus efficace
- parce que quand une larme coule elle reste accrochée aux cils comme une perle
- parce qu'avec des paillettes c'est encore mieux
- et parce que je ne vois pas pourquoi on devrait rester avec nos cils mités alors que les magazines regorgent d'yeux de biche.

on en trouve partout pour des sommes ridicules. en boîte, présentés oeil gauche oeil droit, avec colle ou préencollés, toujours réutilisables (sauf si comme caroline vous les perdez dans la salade), classiques (à maquiller) ou fancy (métallisés ou à paillettes), en franges complètes, en touffes ou poils par poils.
bref c'est pas sorcier.

donc, après barbie met son saree, il y a quelques mois... transformation.

ça commence comme ça : une tite boîte achetée au monop' du coin.

et quelques manips plus tard, ça donne ça





 
 



 

 

 


à vrai dire j'ai peut-être mélangé des yeux, je ne sais plus qui est qui, mais il y avait là, c'est sûr, daisy, ursula, vanessa, isabelle, caroline, christine et martine... 
mais justement, avec des faux-cils on est méconnaissables non ? 
so glamour...


et pendant ce temps, polka se gaussait

vendredi 21 juin 2013

keith haring

hier je suis allée voir l'expo consacrée à keith haring au musée d'art moderne. 


je voulais d'abord voir le musée lui-même et j'ai été un peu déçue parce qu'il semble à l'abandon pour une grande partie du bâtiment quand à l'autre partie, l'expo ne laisse aucune place à l'espace ni aux volumes, lesquels, vue la bâtisse, devraient être impressionnants.

bref keith haring est à paris. on en parle beaucoup et c'est vrai que son style est reconnaissable par tous et fait partie de notre quotidien. 

ses toiles, souvent des bâches, très grandes, sont colorées, pleines de mouvement, mais elles sont aussi violentes, cruelles, terrifiantes. les petits bonshommes sont écartelés, éventrés, empalés, étouffés par des tentacules, attachés, menottés. des monstres vomissent des flots d'objets de consommation, des dollars ou des vipères, les chiens mordent et les bâtons frappent. 


 
 

 


on lit partout que son art est politique, contre l'emprise de la religion, le capitalisme, le racisme. 

 

on lit moins et c'est pourtant ce qui frappe quand on découvre l'expo, que le sexe est omniprésent, entre hommes, ou avec un chien, les pénis sont dressés, avalés ou coupés, les sexes féminins ne sont montrés que traversés par les bébés. 



le contraste entre les couleurs fraîches et pimpantes et le contenu très sombre de ces toiles est étonnant. 



artiste très prolifique, il dessinait sur tous supports, bâches, paravents, statues, sarcophages, poteries, 

 

affiches, en tous lieux, dans le métro, 

 

dans la rue, 

 

ou en studio, avec de l'acrylique, de la craie 
ou des bombes fluos 




 


 jusqu'aux toiles de la fin, noires, ou au contenu encore plus sombre, des personnages en décompositions, des têtes de mort, des griffes, des os saillants




 
 


keith haring est mort du sida en 1990.