dimanche 31 mars 2013

blacksocks

on n'arrête pas le progrès...

je suis tombée récemment sur un article vantant les mérites d'une nouvelle technologie : une puce intégrée dans les fibres d'une chaussette noire qui, reliée à un ipad, et avec l'application idoine, permet de renseigner le petit curieux sur l'origine de la fibre, le nombre de lessives subies par la chaussette, son degré de noirceur résiduelle (intense, passé, pas passé) et, tenez vous bien, la localisation de sa jumelle (dans le tambour, dans le placard, ou derrière le lit).
évidemment le ipad est nécessaire pour vider la machine à laver, là où avant il fallait juste de l'huile de coude.
m'enfin bon, c'est quand même formidable, non ? c'est bien simple : vous en avez rêvé, apple l'a fait...

et non, je ne déconne pas, voici l'adresse pour vérifier...
www.blacksocks.com/smartersocks_simplyexplained_us.htm



vendredi 29 mars 2013

à lili pour la vie

ça a commencé au pont des arts et ça s'est étendu aux autre ponts, puis ça a mystérieusement disparu en une nuit, tout, et puis c'est revenu, et maintenant il y en a des milliers.
je vous parle des cadenas d'amour. comme les messages dans le mur de jerusalem mais en plus paiën, ou les coups de lame dans le tronc des arbres, mais en plus écolo, ou encore comme l'encre sous la peau mais sans la douleur, c'est comme ça maintenant qu'on dit "à lili pour la vie" ou à "julio mon gros lot",  en verrouillant un cadenas sur le parapet d'un pont.
d'abord inquiète pour son précieux patrimoine, la ville a décidé de fermer les yeux et considère désormais ce phénomène comme une preuve que la ville vit avec son temps.



amoureux de partout, vous savez donc ce qui vous reste à faire...

jeudi 28 mars 2013

c'est beau une ville la nuit

j'emprunte sans vergogne ce titre à richard bohringer, superbe comédien (ah ! "le grand chemin") qui a écrit un livre qui porte ce titre (je vous en parlerai peut-être un jour, mais ce soir, là n'est pas mon propos).

samedi dernier compagnon idéal, polka et moi sommes partis en fin d'après midi explorer le 1er arrondissement et les quais de seine. je voulais voir la conciergerie à la tombée du jour.
ça fait peut-être cliché de le dire mais la ville lumière ne vole pas son surnom, elle scintille de mille feux, ses monuments sont divinement éclairés (vive les impôts locaux), et, n'était le froid de gueux qu'il faisait ce soir là, on aurait pu y rester toute la nuit (enfin, à vrai dire, compagnon idéal piaillait comme un putois et polka en avait ras les pattes)...



l'institut de france




le louvre


l'horloge du musée d'orsay

la façade du musée d'orsay

et quand je vous dis que ça scintille de mille feux !

mercredi 27 mars 2013

la conciergerie



la conciergerie, érigée par philippe le bel au 15ème siècle, ainsi nommée d'après le titre porté par le gouverneur de la maison du roi, a toujours servi de prison. d'abord pour les personnes ayant attenté à la vie du roi ou l'ayant tué, notamment ravaillac (henri IV) et plus tard fieschi (louis-philippe). puis pendant la terreur, période de la révolution française, où elle était la prison du tribunal révolutionnaire et où y être envoyé signifiait la quasi certitude d'être guillotiné (la guillotine y est d'ailleurs toujours exposée). elle a vu passer entre autres têtes connues (!) marie-antoinette, charlotte corday, danton et robespierre.




à gauche en angle la célèbre tour de l’horloge de forme carrée, haute de 47m, elle accueillit vers 1370 la première horloge publique à Paris. la voici.

 

les deux tours jumelles de l’édifice ont pour nom la tour d’argent à droite, où était conservé le trésor de la couronne, et à gauche, la tour de césar (je ne sais pas pourquoi). 



la conciergerie fait partie du même bloc immobilier que le palais de justice, la sainte chapelle et la cathédrale notre dame de paris. lorsque le soleil se lève dessus c'est superbe, mais assez sinistre et on imagine sans peine ce que devaient penser les prisonniers qui y étaient trainés.

lundi 25 mars 2013

fer forgé


depuis le moyen âge les ferroniers d'art ont été sollicités pour enjoliver les édifices publics ou privés sans parler d'ouvrages monumentaux comme les grilles de la place stanislas par exemple, nombre de portes parisiennes sont aujourd'hui ornées de grilles de protection, qui outre jouer leur rôle -prévenir les indélicatesses- en remplissent un autre en terme de décoration.
petit passage en revue au gré d'une balade dominicale

des toutes simples
de la dentelle
des fleurs, toutes différentes

feuillages et liserons 

 bouquets et grappes


 cartouches art déco                                                                                mascarons



 les écureuils picorant dans une coupe de fruits

art nouveau ?                                                 croix occitanes et symboles grecs ?



un vieux loup de mer ?

voici un petit aperçu. à vrai dire je n'y connais rien, et je suis preneuse de toute information ou interprétation que vous feriez de ces motifs.

dimanche 24 mars 2013

le méridien de paris



le méridien de paris  défini en 1805 par françois arago, physicien, astronome et homme politique français (je ne vois pas le rapport, mais bon je ne suis pas oeil de lynx) est matérialisé depuis 1995 par 135 médaillons en cuivre incrustés dans le sol parisien, du nord au sud. 
le promeneur curieux et motivé peut encore les retrouver, pour peu que leur emplacement ait été repéré préalablement sur une carte et qu'ils n'aient pas été volés (faut le faire).  
leptitlu en a retrouvé quelques uns entre l'observatoire et le jardin du luxembourg. je rappelle d'ailleurs que l'observatoire est construit en plein dessus, de même que les jardins.
 
 

le méridien dans les jardins de l'observatoire

une trace

l'arago en question estampillé CGT 
(là non plus oeil de lynx ne voit pas le rapport)

et si vous en avez marre de chercher des médaillons fantômes, vous pouvez toujours vous rabattre sur ça

ou sur ça...

soit le chemin de saint jacques de compostelle et la méridienne verte, qui passent également à paris et dont je vous parlerai peut-être un autre jour... 

samedi 23 mars 2013

le bouquet du jour

des anémones


observatoire





créature de louis XIV, l'observatoire de paris est né dans la deuxième moitié du 17ème siècle, et c'est le plus ancien observatoire toujours en activité du monde. il est construit exactement sur le méridien de paris qui le traverse en son milieu et pour la petite histoire, son architecte, perrault, est le frère du perrault des contes.
l'observatoire de paris est couplé avec l'observatoire de meudon. il constitue le plus gros pôle d'astronomie de france et ses travaux touchent aussi bien l'étude du soleil, de jupiter, les étoiles, bref tout le champ de l'astronomie et de l'astrophysique. mais il a également une fonction d'enseignement puisqu'il a le statut d'université, et de diffusion en direction du grand public, au moyen d'expositions, de séances d'observation nocturne ou autres évènements ponctuels touchant les scolaires notamment, qui peuvent alors profiter du matériel qui se trouve encore à l'intérieur mais aussi dans les jardins de l'observatoire.


à noter que si les environs restent relativement dégagés ce n'est pas par désintéressement des requins immobiliers mais bien pour conserver une visibilité permettant l'observation avec une pollution lumineuse la plus réduite possible. sous la coupole principale en effet se trouve une lunette d'observation, la lunette arago, du nom d'un des directeurs de l'établissement, et encore utilisée aujourd'hui pour la formation des étudiants. les plus récents matériels se trouvant en fait à meudon.


et même si vous foutez des étoiles et du soleil, et que le plancher des vaches vous suffit, un petit détour par les jolis jardins de l'observatoire est plus qu'agréable...

jeudi 21 mars 2013

spring is in the air (4)

spring is in the air, c'est vrai. la preuve..

les fleurs poussent

et les oiseaux chantent

et ça tombe bien parce que c'est justement aujourd'hui le premier jour du printemps (au moment ou j'écris)

mercredi 20 mars 2013

centre michelet





non loi de l’ena, se trouve un autre bâtiment plutôt étrange, le centre michelet, que l’on doit à paul bigot (inconnu au bataillon sauf pour les initiés, j’espère). construit entre 1925 et 1928, ce cube d’inspiration historiciste et éclectique (il faudra faire un autre post pour clarifier ces points, pour l'instant retenir seulement qu'il y avait bien une inspiration à la base), mélangeant des influences siennoise, florentine et d'afrique noire musulmane (là c'est plus limpide, la couleur et les arcs).

 

l'ossature en béton armé est revêtue de briques rouges. elle est construite autour de la bibliothèque et abrite aujourd’hui les instituts d’histoire de l’art et d’archélologie de deux universités parisiennes.

 
 
convenez avec moi qu'en plein 6ème arrondissement, c'est plutôt surprenant.



mardi 19 mars 2013

vocabulaire, chafouin, kezako

A.− Subst., vx. Personne petite, fluette et à la mine sournoise, comme une fouine. Un petit chafouin; une mine de chafouin. Le Censeur, le chafouin, la face subitement maigrie et jaunie, les yeux fureteurs (...) enregistrait les délits, pointait les coupables (A. Arnoux, Algorithme,1948, p. 47).
B.− Adj. [En parlant surtout du visage, de la physionomie] Sournois, rusé. Un visage, un air chafouin; une figure, une mine chafouine. Les visages, qui se détournent à demi pour nous examiner, sont (...) si minces, si effilés, si chafouins, avec de si petits yeux sournois et larmoyants, sous des retombées de paupières mortes! (Loti, Jérusalem,1895, p. 123).
Rem. On rencontre ds la docum. le dér. chafouinerie, subst. fém. Sournoiserie. Aucune trace de chafouinerie, de bigoterie, de pharisaïsme, de componction [chez un novice bénédictin] (A. Arnoux, Les Crimes innocents, 1952, p. 21).



moi qui pensais que ça voulait dire "contrarié".. sans doute parce que ça ressemble à "chagrin (e)". 

et hop, on se couche moins bête qu'on ne s'est levé ! merci qui ???

lundi 18 mars 2013

tendances godasses 2013

puisqu'on parlait godasses...

eh oui... la question revient sur le tapis à chaque changement de saison. 
donc pour aiguiller votre choix (ou votre non choix)... je vous propose une petite revue de presse des nouveautés, réellement en vente, je le précise, et quelques fois même signées de grands noms, que je tairai par pure charité...

l'escarpin en fourrure, version moderne 
et moche de la pantoufle de vair qui nous a fait rêver 
(mais pas la savate)


la godasse "confort individuel des orteils"


 la botte-sandale-chevillère après entorse (ou avant)

 la godasse "souvenir de cayenne"

 le croquenot du père noël
 

 la godasse sans talon (casse-gueule mais so chic)

sans talon... mais avec fourrure façon gstaad
 la péniche pointue (on chausse du 50 même 
avec un tout petit peton, amis du tango, bonjour !)



les crocs (abréviation attrape-gogos de croquenots)

 les plateformes (parfaites pour pied-bots)
 les socques tradi


les socques modernes



la sandale "je-suis-amateur d'art"jusqu'au 
bout des ongles (de pieds)
bon allez, c'est pas tout ça, mais nous on préfère les gougounes en phentex de madame mère, c'est confortable, chaud, stable et élégant, vous ne trouvez pas ?